Le Moraingy : un sport de combat

Le moraingy est un sport de combat d’origine malgache. Il est souvent associé à la boxe anglaise, de par ses techniques similaires à cette dernière. C’est un sport qui a été pratiqué depuis longtemps à Madagascar.

Origine

On retrouve ce sport à peu près partout dans l’île. Cependant, il est le plus marqué dans la partie Ouest de l’île, chez la tribu Sakalava. Ce sport y est toujours pratiqué jusqu’à maintenant.
La population malgache dispose de fonds techniques, d’outillages et de pratiques ainsi que de croyances qui lui sont propres. Ainsi, la manière et les noms des techniques gestuelles de combat peuvent différer d’une région à une autre. Le moraingy est en quelques sortes perçu comme un rituel d’éducation ancré dans la culture malgache.
Il vise à former les hommes dès leur plus jeune âge à la résistance physique et à la prise de risque afin de pouvoir de se préparer aux éventuels affrontements. Le moraingy est un sport particulier, pratiqué dans le rythme (avec des percussions), et suivant un certain rituel qui lui est propre. Les adeptes de ce combat doivent se vêtir d’une chemise blanche et d’un pantalon blanc, ou torse nue et pantalon blanc retroussé jusqu’au mollet.

Techniques du Moraingy

Le Moraingy est un ensemble de lutte (Ringa) et de boxe (Ambia). Les techniques de combat sont donc à peu près les mêmes. Les adeptes doivent se tenir debout, à mains nues, et peuvent se donner des coups de pieds, de genoux et même des coups de tête. Toutefois, il n’y a pas de techniques de corps à corps.
Avec un règlement de combat unique, les adeptes peuvent se donner des coups de poings sur tout le corps sauf sur les organes vitaux. Sans pouvoir pour autant user des pieds. C’est le moraingy simple.
Il faut souligner que les techniques de combat restent dans le secret familial, et se transmettent de famille en famille, mais ne peuvent toutefois sortir du cercle familial. On retrouve en même temps les techniques gestuelles comme la boxe anglaise. Les coups de poing « Mitso », les crochets « Mandraoky », swing « vangofary », uppercut « vango mioriky ». Sans oublier les gestes de garde : garde de face basse et haute, garde de profil gauche et droite, et enfin les défenses comprenant les esquisses totales (miolotsy) et les esquisses partielles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *